15 mai 2026

Réduction du gaspillage alimentaire : le premier pas vers un système alimentaire plus durable

Quand on parle de gaspillage alimentaire, le compostage est souvent la première chose qui vient à l’esprit. Faire du compostage est une excellente habitude à avoir – une habitude essentielle.

Mais dans une véritable économie circulaire, il existe une mesure encore plus efficace avant de même traiter les déchets alimentaires : les prévenir dès le départ.

Réduire le gaspillage alimentaire signifie agir à la source. C’est bon pour la planète, bon pour le climat — et bon pour notre portefeuille. Plus important encore, c’est quelque chose que nous pouvons tous faire, sans changer radicalement notre mode de vie.

Le gaspillage alimentaire en France : la réalité

Le gaspillage alimentaire reste un problème majeur en France.

Selon l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), environ 10 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année en France.

Cela représente environ 150 kg par personne, dont près de 30 kg de denrées alimentaires encore parfaitement comestibles.

Et bien que les supermarchés et les restaurants soient souvent pointés du doigt, les ménages ne sont pas innocents. Environ un tiers du gaspillage alimentaire en France provient des foyers eux-mêmes.

Ce qui signifie que nos choix quotidiens comptent vraiment.

Pourquoi réduire le gaspillage alimentaire est si important pour la planète

Jeter la nourriture ne signifie pas seulement gaspiller un produit fini. C’est également gaspiller toutes les ressources utilisées pour le produire :

    • l’eau pour l’irrigation

    • l’énergie pour la transformation et le transport

    • les terres agricoles

    • la main-d’œuvre

Selon la FAO, le gaspillage alimentaire est responsable d’environ 8 à 10 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

En d’autres termes : si le gaspillage alimentaire était un pays, il serait l’un des plus grands émetteurs de CO₂ au monde.

Même lorsque les déchets alimentaires sont compostés, la majorité de leur impact environnemental a déjà eu lieu.C’est pourquoi la prévention reste toujours la solution la plus efficace.

Réduire le gaspillage alimentaire permet également de faire des économies

Réduire le gaspillage alimentaire n’est pas synonyme de privation.

Il s’agit plutôt de mieux utiliser ce que nous achetons déjà.

Toujours selon l’ADEME, le gaspillage alimentaire coûte entre 100 et 160 € par personne et par an en France.

Dans la vie quotidienne, moins gaspiller, c’est :

    • acheter moins mais mieux

    • éviter d’oublier des produits au fond des placards

    • cuisiner avec ce que l’on a déjà

Le résultat ? Moins de stress, moins de dépenses inutiles et souvent plus de créativité en cuisine.

Des façons simples et pratiques de réduire le gaspillage alimentaire à la maison

La bonne nouvelle, c’est que la perfection n’est pas nécessaire.

Chaque petit pas fait une différence.

1. Planifiez, mais restez flexible

Une simple liste de courses permet d’éviter les achats impulsifs. Pas besoin d’un menu rigide, juste une idée générale de la semaine à venir.

2. Comprenez les dates indiquées sur les aliments

  • Dates de durabilité minimale (DDM) : elles concernent la qualité des aliments ; ceux-ci peuvent souvent encore être consommés sans risque après cette date.
  • Dates limites de consommation (DLC) : elles concernent la sécurité alimentaire, mais de nombreux experts conseillent de faire preuve de bon sens en examinant et en sentant les aliments avant de prendre une décision.

Beaucoup d’aliments sont jetés simplement parce que les dates sont mal comprises.

3. Apprenez à tirer parti des restes

Les restes ne sont pas un échec, mais une ressource :

  • légumes fanés → soupe ou curry
  • pain rassis → chapelure ou pain perdu
  • riz ou pâtes → wok du lendemain

4. Ajustez les portions

On cuisine souvent « au cas où ».

Servir des portions légèrement plus petites et se resservir si nécessaire réduit naturellement le gaspillage.

5. Organisez votre réfrigérateur

Placez les aliments qui doivent être consommés rapidement à hauteur des yeux pour ne pas les oublier.

Réduire d’abord, composter ensuite : une approche cohérente

Le compostage est indispensable pour les restes alimentaires inévitables.

Mais dans un système véritablement circulaire, la réduction passe toujours en premier.

Moins de gaspillage alimentaire, c’est :

  • moins de pression sur les ressources naturelles
  • moins de déchets à gérer
  • une relation plus authentique avec la nourriture

Et surtout, c’est une transition positive, progressive et collective.

Chaque effort compte — la perfection n’est pas le but

Réduire le gaspillage alimentaire ne signifie pas atteindre le zéro déchet du jour au lendemain. C’est avancer pas à pas, avec bienveillance envers soi-même.

Et une fois que nous avons réduit le gaspillage alimentaire autant que possible… le compostage prend tout son sens.

Checklist pour réduire le gaspillage alimentaire

Petites habitudes, grand impact

Utilisez cette liste de contrôle comme un guide, pas comme un règlement.

 Vous n’avez pas besoin de tout faire d’un coup. Chaque geste compte.

🛒 Avant de faire vos courses

☐ Vérifiez le réfrigérateur, le congélateur et les placards

 ☐ Faites une liste de courses simple

 ☐ Planifiez vos repas de manière souple (prévoyez une marge de manœuvre)

 ☐ Évitez de faire vos courses lorsque vous avez faim

 ☐ Choisissez des produits en vrac lorsque c’est possible (n’achetez que ce dont vous avez besoin)

🧊 À la maison : mieux conserver les aliments

☐ Placez les aliments à consommer « en priorité » à hauteur des yeux dans le réfrigérateur

 ☐ Indiquez la date sur les restes

 ☐ Congelez les surplus avant qu’ils ne se gâtent

 ☐ Conservez correctement les fruits et légumes

 ☐ Maintenez le réfrigérateur à la bonne température (environ 4 °C)

📅 Comprendre les dates de péremption

☐ Vérifiez s’il s’agit d’une date limite de consommation ou d’une date de péremption

 ☐ Faites appel à vos sens : regardez, sentez, goûtez

 ☐ N’oubliez pas : de nombreux aliments sont encore bons après la date limite de consommation

 ☐ Fiez-vous à vous-même, pas seulement à l’étiquette

🍽 Cuisiner et manger

☐ Servez des portions plus petites (vous pouvez toujours vous resservir)

 ☐ Cuisinez la quantité nécessaire lorsque c’est possible

 ☐ Utilisez les restes pour le déjeuner ou un autre repas

 ☐ Transformez les légumes « tristes » en soupe, en sauce ou en curry

 ☐ Transformez le pain rassis en toast, en chapelure ou en pain perdu

❄ Bonnes habitudes pour le congélateur

☐ Congelez les restes que vous ne mangerez pas dans les deux jours

 ☐ Congelez le pain, les herbes aromatiques, les plats cuisinés et les fruits mûrs

 ☐ Indiquez la date sur les aliments congelés

 ☐ Vérifiez le contenu de votre congélateur une fois par mois

♻ Dernière étape : compostez ce qui ne peut être évité

☐ Compostez les déchets alimentaires inévitables

 ☐ Veillez à ce que le compostage reste simple et accessible

 ☐ N’oubliez pas : le compostage, c’est génial — mais réduire ses déchets passe avant tout

30 avril 2026

Vivre au rythme de la nature

Le printemps à Morzine est toujours surprenant. Un jour, on se balade en bottes avec plusieurs couches de vêtements. Le lendemain, on mettrait presque un T-shirt et on remarque de jeunes pousses vertes sortant de terre, comme si elles avaient gentiment décidé que le moment était venu. Puis, il se remet à neiger ! La lumière change, l’air devient plus doux. On s’arrête un instant, presque sans y penser, pour sentir le soleil sur son visage, comme si le printemps nous murmurait qu’il est en train de s’installer.

Le retour du vert 

Comme le rappelle Rachelle, cheffe locale et adepte de la cueillette, en montagne, on se sent souvent plus proche de la nature qu’ailleurs. Grâce aux merveilleux paysages vivants, il devient difficile de ne pas remarquer les changements, même les plus subtils. Parfois, on pressent des changements avant même de voir la nature renaître. Cette odeur caractéristique d’ail lorsqu’on se promène en forêt, d’abord intrigante, puis évidente : le sol est jonché de plantes comestibles. Une fois que l’on a repéré l’ail des ours, tout devient plus visible. Les orties apparaissent, les pissenlits se multiplient, les petites feuilles et herbes comestibles attirent l’attention.

On comprend vite pourquoi le printemps donne soudain envie de se mettre à la cueillette. L’ail des ours, en particulier, permet de s’initier facilement. Abondant et accessible, il devient vite reconnaissable quand on a appris à l’identifier. Mais tout ce qui touche à la nature implique aussi une petite responsabilité. Certaines plantes, comme les orties, sont très répandues et peuvent être cueillies assez librement. D’autres, notamment les premières fleurs, sont des sources essentielles de nourriture pour les pollinisateurs et méritent d’être laissées en place. Un peu d’attention suffit : en cueillir un peu, mais en laisser suffisamment. Il ne s’agit pas de se mettre à cueillir tous ses repas ni de devenir totalement autonome sur le plan alimentaire, mais quelque chose change. On commence à voir l’alimentation autrement, non plus comme un objet se trouvant sur une étagère, mais comme quelque chose qui a sa place, à un moment précis, pour une raison donnée.

L’abondance, dans toute sa diversité

On oublie facilement ce qui est toujours là. Les carottes, les pommes ou les légumes verts font partie de ces aliments toujours présents et fiables, quelque peu sous-estimés. Mais vivre ici change notre perspective. En mangeant davantage de produits de saison, ces aliments « ordinaires » deviennent soudain uniques. Ils évoquent un moment, une saison, un épisode météo. On ne cuisine plus les carottes machinalement toute l’année à l’eau ou en sauce. Ces carottes-, cultivées ici et consommées maintenant, sont tout autre chose. Rôties, mixées, marinées, intégrées à un plat mûrement réfléchi au lieu d’être préparé par habitude : avec un peu de curiosité, elles se transforment complètement. En fin de compte, le problème n’a jamais été l’ingrédient, mais le peu d’attention qu’on lui porte.

Un village au rythme des saisons

La vie dans un village alpin a quelque chose de doucement intemporel, dans le meilleur sens du terme. L’automne, on attend avec plaisir la démontagnée, c’est-à-dire la descente des vaches des alpages, décorées de fleurs. Les menus des restaurants s’adaptent lors de la saison de la chasse (dont les jours et zones sont parfois communiqués via des applications). En cas de doute concernant la cueillette de champignons, on se rend à la pharmacie du coin pour vérifier qu’ils sont comestibles. Les maisons sont en bois, les habits traditionnels sont portés en toute simplicité, et les rayons des magasins sont approvisionnés par commodité, mais aussi pour conserver, mettre en bouteille, faire durer. On fabrique encore sa propre eau-de-vie ou « gnôle ». Au cœur de tout cela : la météo. Ici, on ressent vraiment les saisons. On s’organise en fonction des saisons, on mange en fonction des saisons, on s’adapte aux saisons.

Il est impossible de trouver des fraises en décembre. Avec le temps, cela ne semble plus contraignant, mais simplement logique. On va plutôt les transformer au bon moment, en compotes ou en coulis, pour profiter plus tard dans l’année de leur délicieuse saveur qui nous rappelle l’été. Un parfum de pêche annonce une saison. L’arrivée des potimarrons et des courges en marque une autre. Peu à peu, les saisons guident nos choix, sans trop y penser. Les produits locaux et de saison ne sont plus une option « vertueuse » : ils deviennent une évidence.

Faire plutôt que de se contenter de consommer

Le printemps donne aussi envie de faire des choses soi-même : cuisiner, jardiner, etc. Peut-être grâce à l’énergie retrouvée, ou simplement parce que les jours rallongent et que la motivation s’en ressent. Faire quelque chose en partant de zéro devient soudain attrayant. Pas besoin de se compliquer la vie. Mélanger de l’ail des ours et du beurre, essayer de concocter une soupe aux plantes sauvages, ajouter quelques fleurs comestibles à une salade. Essayer, improviser et accepter l’imperfection. Quand on prépare à manger soi-même, le lien change. On goûte autrement, on apprécie davantage, on gaspille moins, presque naturellement. Et la différence se ressent forcément.

Commencer simplement

Rien de tout cela n’a besoin d’être radical. Il ne s’agit pas de tout changer ni de viser l’autonomie alimentaire totale dans les Alpes. (Même si l’idée parait séduisante, on revient vite à la réalité.) On peut simplement commencer par observer les changements de saison, privilégier les produits locaux quand c’est possible, manger de saison, essayer une petite chose faite maison, cueillir un peu d’ail des ours lors d’une balade et l’utiliser véritablement. Vivre ici nous offre une chance précieuse : adopter le rythme de la nature, plutôt que de le regarder de loin. Et le printemps, saison intermédiaire avec son énergie un peu imprévisible, est sans doute le meilleur moment pour se lancer. Alors, à vous de jouer et savourez le chemin !

Écrit par EJ Casburn @tinytravelrebel

Traduction Laetitia Paris

Photos EJ Casburn & Morzine Actu

26 janvier 2026

Pourquoi réparer vos vêtements est important : un geste simple pour une planète plus saine

Dans un monde où la mode est bon marché et éphémère, réparer une couture déchirée ou remplacer un bouton peut sembler démodé. Mais la réparation des vêtements est l’un des moyens les plus simples et les plus efficaces dont nous disposons tous pour réduire notre empreinte environnementale. Chaque fois que nous réparons au lieu de remplacer, nous contribuons à prolonger la durée de vie des matériaux précieux et nous nous opposons à la surconsommation.

Le coût caché de la mode éphémère

À l’échelle mondiale, l’industrie de la mode est responsable d’environ 10 % des émissions annuelles de carbone, soit plus que les vols internationaux et le transport maritime réunis. Elle consomme également 93 milliards de mètres cubes d’eau chaque année, soit suffisamment pour répondre aux besoins de cinq millions de personnes.

La plupart des vêtements produits aujourd’hui ne sont pas conçus pour durer. La mode éphémère encourage l’achat constant de vêtements bon marché et de mauvaise qualité, dont beaucoup ne sont portés que quelques fois avant d’être jetés. Le résultat ? Environ 92 millions de tonnes de déchets textiles finissent chaque année dans les décharges, les tissus synthétiques mettant des centaines d’années à se décomposer.

Réparer, réutiliser et repenser

Réparer ses vêtements est un acte discret de résistance contre le gaspillage. En réparant une fermeture éclair, en cousant un bouton ou en rapiéçant un trou, nous prolongeons la durée de vie d’un vêtement, parfois de plusieurs années. Cela réduit la demande de nouveaux vêtements, diminue les émissions et économise les ressources qui seraient autrement utilisées pour produire et transporter des vêtements de remplacement.

Même de petits changements peuvent faire une grande différence. Prolonger la durée de vie des vêtements de seulement neuf mois supplémentaires peut réduire leur empreinte carbone, hydrique et déchets de 20 à 30 %. Quel impact puissant pour quelques points de couture !

Investir dans la longévité

Lorsque nous apprécions et prenons soin des vêtements que nous possédons déjà, nous nous éloignons de la mentalité du jetable qui alimente la surproduction. Privilégiez la qualité à la quantité. Apprenez quelques techniques de réparation de base ou rendez-vous dans les cafés de réparation, chez les tailleurs ou lors d’événements communautaires consacrés à la réparation.

Réparer ne permet pas seulement d’éviter que les vêtements ne finissent à la décharge, cela nous reconnecte également aux objets que nous possédons et à l’effort, aux matériaux et aux personnes qui se cachent derrière eux.

Choisissez d’abord l’occasion

Bien sûr, nous avons parfois besoin de quelque chose de nouveau : un manteau d’hiver, du matériel de randonnée ou une tenue pour une occasion spéciale. Dans ce cas, acheter d’occasion est l’option la plus durable. Les friperies, les boutiques vintage et les plateformes de revente en ligne regorgent d’articles de qualité qui attendent une seconde vie. Acheter des vêtements d’occasion permet de les faire circuler, de réduire la demande de nouveaux produits et souvent de faire des économies. Chaque achat d’occasion est une petite victoire pour la planète.

Un avenir meilleur pour la mode

Le changement ne doit pas nécessairement commencer par les grandes marques ou les politiques mondiales. Tout commence par nous : choisir de réparer, réutiliser et porter à nouveau. Ensemble, nous pouvons prolonger la durée de vie des vêtements, réduire les déchets et établir une relation plus durable avec ce que nous portons.

Comment agir localement

Si vous vivez ou séjournez dans le Haut Chablais, consultez les informations relatives au groupe de couture de Montagne Verte. Vous pouvez vous joindre à nous pour aider à réparer des articles destinés à notre boutique d’occasion et/ou réparer vos propres articles à l’aide de nos machines. La boutique d’occasion est également un excellent endroit pour trouver de superbes vêtements et vêtements de sport d’occasion plutôt que d’acheter du neuf !

12 janvier 2026

Fresque de la Montagne : comprendre et imaginer l’avenir de nos territoires

Le changement climatique transforme déjà nos montagnes : enneigement, biodiversité, ressources en eau, risques naturels, économie locale… Face à ces défis, comment mieux comprendre ce qui se passe et surtout imaginer ensemble l’avenir de nos territoires alpins ?

C’est tout l’objectif de la Fresque de la Montagne, un atelier collaboratif, ludique et accessible à tous, qui permet de mieux comprendre les mécanismes du changement climatique dans les Alpes et d’explorer des pistes d’action concrètes pour le futur.

📅 Rendez-vous mardi 20 janvier, de 18h à 21h
📍 Hôtel Le Dahu, Morzine

Pendant cet atelier, vous participerez à une intelligence collective guidée, basée sur des données scientifiques, pour relier les causes et les conséquences du réchauffement climatique en montagne, puis imaginer ensemble des solutions et des trajectoires souhaitables pour nos territoires.

👉 L’atelier est gratuit, mais les dons sont les bienvenus pour soutenir l’initiative.

Que vous soyez habitant, professionnel de la montagne, élu, curieux ou simplement concerné par l’avenir de nos vallées, vous êtes les bienvenus !

Les places sont limitées, pensez à réserver par email ou message !

Plus d’informations concernant la fresque ici

3 décembre 2025

Climb it for Climate – 8 Jan 2026

Envie de commencer l’année avec une bonne dose d’air frais, de convivialité et un petit rappel de l’importance du climat ?

Que tu sois membre ou bénévole de Montagne Verte, ou que tu aies envie de nous connaitre mieux, viens participer à notre sortie Climb it for Climate : une balade en raquettes pour sensibiliser au changement climatique tout en partageant un moment sympa avec la communauté MV !

📅 Jeudi 8 janvier
Rendez-vous à 12h15
📍 En haut de la télécabine Super Morzine

(Ou retrouvons-nous à 12h en bas pour prendre le TC ensemble)

Nos amis de DaysAway Adventures nous offrent généreusement leur temps pour nous guider lors d’une jolie randonnée en raquettes depuis le sommet de la télécabine. Pour redescendre : au choix, le télésiège de Zore ou la marche jusqu’à la bull.

🥾 À prévoir :

  • Vos raquettes. Si vous n’en avez pas, prévenez-nous
  • Équipement de randonnée pour la raquette : il est préférable de s’habiller en plusieurs couches, car la montée peut être chaude et la descente fraîche. Assurez-vous que vos bottes sont chaudes et imperméables à la neige. 
  • Eau, snacks et sandwich (ou mange avant 😉)
  • Ton forfait pour la télécabine 🚠

🔥 Petite pause gourmande !
DaysAway Adventures et Montagne Verte apporteront du chocolat chaud et du vin chaud pour un moment cosy au sommet.

Tu veux participer ?
Merci de nous le dire à l’avance au bonjour@montagneverte.org ou via IG ou FB messages pour que nous puissions nous organiser au mieux.

Besoin de raquettes ? Les guides peuvent en fournir. Une donation suggérée de 5€ pour Montagne Verte (ou selon tes moyens) est proposée. Merci de nous prévenir si vous en aurez besoin.

On se retrouve pour une sortie fun, locale et engagée ? À très vite dans la neige ! 🌿❄️

Posted in Do

1 décembre 2025

Giving Tuesday pour la Planète — Redonnons à ce qui compte vraiment

Alors que le Black Friday nous pousse à consommer toujours plus, le Giving Tuesday nous invite, au contraire, à donner, à partager, et à soutenir les causes qui nous tiennent à cœur.

Le 2 décembre 2025, faisons le choix d’agir pour le vivant, pour les écosystèmes, et pour l’avenir de notre planète.
Au lieu de dépenser dans des choses dont nous n’avons pas réellement besoin, pourquoi ne pas soutenir une association qui œuvre chaque jour pour protéger ce qui compte vraiment ?

À Montagne Verte, chaque euro donné contribue à construire une économie alpine circulaire et bas-carbone, où habitants, nature et visiteurs prospèrent ensemble. Grâce à votre soutien, nous développons des projets concrets : compostage de proximité, événements et ateliers éducatifs, initiatives pour un tourisme plus durable… Vos dons se transforment en actions réelles sur le terrain.

 Comment participer au Giving Tuesday pour la Planète ?

  • Faire un don — chaque contribution, petite ou grande, nous permet d’agir localement pour un avenir durable.
  • Adhérer à l’association — rejoignez une communauté engagée qui veut préserver l’avenir des montagnes du Haut Chablais.
  • Offrir une adhésion pour Noël — un cadeau qui a du sens, durable et porteur d’impact pour les générations futures.
  • Donner de votre temps — si vous n’avez pas la possibilité de contribuer financièrement, votre énergie, vos compétences et votre enthousiasme sont tout aussi précieux. Nous recherchons toujours des bénévoles motivés pour renforcer notre action.

 Que vous donniez, adhériez, offriez ou deveniez bénévole, ce Giving Tuesday pour la Planète, vous contribuez à protéger les montagnes que nous aimons et à construire un avenir plus durable pour tous.

 Adhérer ou faire un don.

Faisons de ce Giving Tuesday un moment de générosité, d’engagement et d’amour pour nos montagnes, pour le Haut Chablais, pour les Alpes… et pour notre planète.

17 novembre 2025

Pourquoi composter les déchets alimentaires (au lieu de les jeter) ?

Chaque année, des millions de tonnes d’épluchures et restes alimentaires se retrouvent dans les poubelles — et c’est un gros problème. Bien qu’il puisse sembler anodin de jeter les restes à la poubelle, ce qui se passe ensuite a de lourdes conséquences environnementales. Le gaspillage alimentaire dans l’UE représente environ 16 % des émissions de gaz à effet de serre du système alimentaire européen. Le Haut Chablais génère 2275 tonnes de biodéchets par an, soit 3 x la moyenne nationale par habitant.

Le compostage est une alternative simple et efficace.

1. L’enfouissement des déchets alimentaires produit du méthane  

Lorsque les déchets alimentaires se décomposent sous terre, ils se dégradent sans oxygène — produisant du méthane, un gaz à effet de serre plus de 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. L’incinération demande une énorme quantité d’énergie, car les déchets alimentaires contiennent 80 % d’eau. Le compostage, en revanche, permet une décomposition aérobie (avec oxygène), réduisant drastiquement les émissions de méthane. En moyenne, chaque Français produit 81 kg de déchets alimentaires par an, et dans les zones touristiques, c’est souvent davantage.

2. Le compostage restitue les nutriments à la terre  

Les restes alimentaires sont riches en nutriments essentiels pour les plantes. Une fois compostés, ils se transforment en une matière organique fertile qui améliore la santé des sols, augmente leur fertilité et aide à retenir l’humidité. Les jeter à la poubelle revient à gaspiller ces nutriments et à accroître le recours aux engrais chimiques.

3. Cela réduit les coûts de gestion des déchets  

Les collectivités locales dépensent des millions pour le transport et la gestion des déchets. Composter ses déchets alimentaires — à domicile ou via la collecte municipale — diminue le volume de déchets transporté et permet aux communautés de réaliser des économies. Suite à la loi française de janvier 2024 qui impose à tous le tri des déchets alimentaires, ces coûts sont appelés à augmenter.

4. C’est une action simple pour le climat  

Le compostage peut sembler insignifiant, mais c’est l’une des habitudes éco-responsables les plus simples à adopter. Chaque foyer qui composte contribue à réduire les émissions, à enrichir les sols et à fermer la boucle du système alimentaire.

5. Cela construit une économie circulaire  

Au lieu de considérer les déchets alimentaires comme des « ordures », le compostage les transforme en ressource. Ce passage — du modèle linéaire (prendre, utiliser, jeter) au modèle circulaire (réutiliser, régénérer) — est la clé d’un avenir durable.

En résumé   

Les déchets alimentaires n’ont pas leur place en décharge. Le compostage est un geste simple aux bénéfices immenses — pour le climat, les sols et nos communautés.

Que puis-je faire ? 

La première étape est toujours de réduire vos déchets alimentaires. N’achetez que ce dont vous avez besoin et veillez à ne pas laisser vos aliments se périmer. À l’échelle mondiale, environ un tiers des aliments produits pour la consommation humaine sont perdus ou gaspillés. Économisez de l’argent et aidez à sauver la planète en réduisant ce gaspillage !

Si vous gérez une entreprise alimentaire, rejoignez le dispositif BioCyclette de Montagne Verte. Nous collecterons vos déchets alimentaires à vélo électrique, qui seront ensuite acheminés vers un méthaniseur pour être transformés en biogaz.

Si vous êtes un particulier vivant en Haut Chablais, contactez la Communauté de Communes locale pour bénéficier d’un kit compost à prix réduit. Pour 30 €, vous recevrez un composteur en bois robuste, un petit seau à garder dans la cuisine et un bâton pour mélanger.

3 novembre 2025

Comment parler du changement climatique à nos enfants ?

Nous ressentons déjà les effets concrets du changement climatique. Et ces transformations climatiques actuelles auront un impact encore plus fort sur la génération de vos enfants, et davantage encore sur celle de leurs enfants. Les enfants sont souvent le groupe le plus difficile à impliquer pour agir pour le climat, mais aussi le plus vulnérable à l’éco-anxiété. Une étude récente à caractère mondial menée par l’Université de Bath auprès de 10 000 enfants et jeunes adultes a révélé que près de 60 % d’entre eux se disent « très inquiets » ou « extrêmement inquiets » par le changement climatique. Et, plus inquiétant encore, 75 % affirment que « l’avenir est effrayant ».

Alors, comment être honnête avec les enfants, les sensibiliser à l’action climatique tout en leur donnant espoir, confiance et optimisme face à l’avenir ?
Voici cinq pistes pour rendre ces conversations difficiles plus constructives.

Passez du temps dans la nature

L’un des meilleurs moyens de soutenir le bien-être émotionnel et physique des enfants est de les confronter autant que possible à la nature.
C’est simple, mais prendre le temps d’apprécier la nature — et encourager votre enfant à faire de même — peut nourrir un sentiment de curiosité et d’émerveillement envers la nature, dans un environnement serein, loin des écrans.
Les enfants doivent être encouragés à voir la nature comme quelque chose à respecter et à valoriser et non à craindre.

Donnez-leur des solutions, pas des problèmes

Les enfants entendent beaucoup de discours négatifs sur le climat : sur internet, à l’école ou dans les médias.
Pour rendre ces grands enjeux plus accessibles, concentrez-vous sur les petits gestes concrets que vous pouvez faire ensemble en famille. Par exemple : économiser l’eau, recycler, ou éteindre les lumières.
Vous pouvez aussi leur faire découvrir des histoires inspirantes, des jeunes militants climatiques qui font bouger les choses, afin d’élargir leur vision de toute ce qu’ils peuvent mettre en place pour avoir un impact positif.

Renseignez-vous sur le sujet

Restez informés !
Assurez-vous de bien comprendre les mécaniques derrière le changement climatique, afin de pouvoir les expliquer clairement aux enfants, sans les perdre ni les effrayer.
Il existe de nombreuses ressources accessibles, comme les illustrations simples de Climate Visuals, ou encore les supports pédagogiques pour enfants créés par la NASA.

Abordez le sujet avec douceur

Pour un enfant, réfléchir à un problème qui concerne l’ensemble de la planète et l’avenir de l’humanité peut être très angoissant.
Prenez toujours le temps d’écouter leurs émotions face à ces enjeux.
Vous ne pouvez pas effacer leur peur du changement climatique, mais vous pouvez les aider à la canaliser en leur donnant des informations claires, en leur montrant qu’ils ne sont pas seuls, et en les encourageant à agir à leur échelle.

Apprenez-leur à mettre les choses en perspective

Aucun individu ne peut, à lui seul, résoudre la crise climatique — et les enfants ne doivent pas porter ce poids non plus.
Expliquez-leur que ce sont les petits changements, réalisés de manière collective et solidaire, qui peuvent avoir un grand impact.
L’objectif est de trouver un équilibre entre la prise de conscience et la responsabilité environnementale, sans pour autant submerger les jeunes esprits.

Pour aller plus loin.

Ecrit par Maddy Gordon-Finlayson

20 octobre 2025

5 façons de profiter de vacances d’hiver plus durables

Voyager en train

Pour vos vacances d’hiver, il peut être tentant de prendre l’avion. Mais saviez-vous que le train est beaucoup plus écologique, avec jusqu’à 96,5 % d’émissions de CO₂ en moins par km/homme ? Chez Montagne Verte, nous facilitons et rendons abordable le voyage en train. Notre programme AlpinExpress vous offre encore plus d’avantages ! Nous nous associons à des restaurants, hébergements et des partenaires d’activités estivales en Haute-Savoie pour vous proposer des réductions si vous venez en train. Pour en savoir plus, consultez notre site web et obtenez votre pass AlpineExpress dès aujourd’hui ! Pour rendre le voyage en train encore plus simple, vous pouvez également consulter nos guides d’informations en ligne faciles à utiliser.

Utiliser du matériel de ski d’occasion

Si vous partez au ski cet hiver, vous pouvez réduire drastiquement votre empreinte carbone et économiser de l’argent en utilisant du matériel de ski d’occasion plutôt que d’acheter du neuf. Si vous venez à Morzine, Les Gets ou Avoriaz, Montagne Verte dispose de son propre stock de vêtements et équipements de ski de haute qualité, parfaits pour vos vacances d’hiver. Venez nous rendre visite au 162 Rue du Bourg, 74110 Morzine.

Manger local et de saison

Pour manger de manière responsable, avec un impact minimal sur l’environnement, nous vous encourageons à consommer local et de saison pendant vos vacances (et chez vous aussi !). Les aliments hors saison sont cultivés en dehors de leur période de croissance habituelle ce qui nécessite plus d’énergie et de ressources car ils doivent être transportés à travers le monde. Pour savoir quels aliments sont de saison en France, vous pouvez consulter ce guide pratique.

Économiser l’énergie et l’eau

Pendant les mois d’hiver, il peut être tentant de monter le chauffage et de le laisser ainsi jusqu’au printemps. Pourtant, cela génère une consommation d’énergie excessive et donc une empreinte carbone toujours plus haute. Au lieu de surchauffer votre logement de vacances, pensez à apporter des vêtements et des couvertures pour rester au chaud sans gaspiller d’énergie.

Offrez des expériences plutôt que des biens matériels

Les mois d’hiver sont souvent associés aux cadeaux de fin d’année. Alors, essayez d’offrir des expériences plutôt que des produits, qui sont souvent suremballés dans du matériel non recyclable.

Ecrit par Maddy Gordon-Finlayson

22 juillet 2025

Guide de Montagne Verte pour des vacances d’été durables : 7 gestes simples à adopter

Voyager de manière durable ? Cela peut sembler paradoxal. L’industrie du tourisme est l’un des principaux responsables des dégâts climatiques, générant environ un dixième des émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, en tant que voyageurs, nous pouvons réduire notre impact environnemental grâce à de petits gestes simples – et continuer à profiter du soleil !

Prendre le train

L’un des moyens les plus efficaces de réduire son empreinte carbone individuelle est de privilégier le train à l’avion. Une étude récente d’Eurostar a révélé que, sur un trajet Londres-Paris, le train permettait de réduire l’empreinte carbone individuelle de 91 % par rapport à l’avion. Voyager en train offre de nombreux avantages : pas de stress à l’aéroport, plus d’espace, des paysages à admirer, et plus de temps pour lire ou répondre à vos mails. Chez Montagne Verte, notre programme AlpinExpress vous propose encore plus d’avantages ! Nous collaborons avec des restaurants, hébergements et activités estivales en Haute-Savoie pour vous offrir des réductions si vous venez en train. Pour en savoir plus, visitez notre site et obtenez dès maintenant votre pass AlpinExpress ! Et pour vous faciliter le voyage, consultez nos guides en ligne simples et pratiques.

Réfléchissez avant de pique-niquer !

Un pique-nique en montagne ou un barbecue sur la plage, c’est un vrai plaisir estival. Mais on est souvent tenté d’acheter des couverts jetables, des bouteilles en plastique ou des contenants à usage unique. Pourtant, il suffit de penser à l’avance pour faire un petit geste simple : emportez avec vous des bouteilles réutilisables, des tupperwares et des couverts – au même titre que vos lunettes de soleil et votre maillot de bain !

Une crème solaire qui protège votre peau et la mer

Il est important de se protéger du soleil, sans nuire à l’environnement. Saviez-vous que la plupart des crèmes solaires contiennent des substances chimiques qui bloquent les UV, mais réduisent la fertilité des poissons et provoquent le blanchissement ou la déformation des coraux ? Heureusement, de nombreuses marques de cosmétiques proposent aujourd’hui des produits solaires éco-responsables. Cette année, remplacez votre ancienne crème solaire par une crème respectueuse de l’environnement.

Manger et acheter local

Un geste simple à faire partout où vous partez en vacances. On est souvent tenté d’aller directement au supermarché pour acheter des plats préparés ou des produits importés. Pourtant, faire un petit détour vers les marchés locaux, les épiceries ou les restaurants artisanaux peut faire toute la différence. À Morzine, le marché a lieu chaque mercredi, à Les Gets le jeudi, et les villages alentour proposent des produits locaux allant du fromage à la bière. Acheter et manger local, c’est plus durable, cela soutient l’économie locale, et cela peut même vous faire économiser de l’argent. C’est gagnant-gagnant !

Résistez à l’appel de la fast fashion !

On a tous déjà craqué pour une tenue estivale à la mode juste avant de partir… pour finalement ne plus jamais la porter. Cette année, avant d’ajouter ce 5ᵉ bikini à votre panier, posez-vous la question : en ai-je vraiment besoin ? La fast fashion – en particulier des marques comme Shein, Zara, Temu ou H&M – est extrêmement polluante. D’ailleurs, en juin 2025, le Sénat français a voté une loi pour réguler l’ultra fast fashion, interdisant même sa publicité. Avant de faire du shopping, jetez un œil à votre garde-robe. Puis, privilégiez des marques durables, ou achetez de seconde main, que ce soit en boutique ou via des applis comme Vinted ou Depop. À Morzine, Montagne Verte a aussi sa propre boutique de seconde main, avec de nouvelles pièces tous les jours. Venez y faire un tour ! On partage régulièrement nos trouvailles sur Instagram – gardez un œil ouvert !

Apprenez à connaître les poubelles !

Votre hôtel ou Airbnb doit disposer de bacs de tri sélectif – c’est obligatoire dans de nombreux pays. Mais si vous voyagez dans une région avec des règles plus souples, cela peut être moins visible. Prenez une minute pour chercher les points de recyclage locaux (Google est votre ami), ou faites une petite balade pour repérer les bennes. Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’on est exempt de notre responsabilité environnementale. Pour tout savoir sur le recyclage dans la région du Haut-Chablais, consultez notre blog recyclage !

Marchez, marchez, marchez…

Celui-ci est évident ! Si c’est possible et sûr, privilégiez la marche au lieu de prendre un taxi. Pour les petits trajets, c’est plus agréable et économique. À Morzine, nous disposons aussi de bus gratuits pour rejoindre les villages et le lac.

En résumé…

De nombreux petits gestes simples peuvent rendre vos vacances plus saines, pour vous et pour la planète. Ils ont un point commun : ils demandent juste un peu plus de planification en amont. Pensez à vos moyens de transport, à ce que vous emportez, à vos vêtements. Une fois sur place, soyez attentifs à votre environnement : Où sont les producteurs locaux ? Où sont les bacs de recyclage ? Y a-t-il des restrictions environnementales (sécheresse, etc.) ? En vous posant ces questions simples, vous pouvez réduire considérablement votre impact sur le climat.

Ecrit par Maddy Gordon-Finlayson