15 mai 2026

Réduction du gaspillage alimentaire : le premier pas vers un système alimentaire plus durable

Quand on parle de gaspillage alimentaire, le compostage est souvent la première chose qui vient à l’esprit. Faire du compostage est une excellente habitude à avoir – une habitude essentielle.

Mais dans une véritable économie circulaire, il existe une mesure encore plus efficace avant de même traiter les déchets alimentaires : les prévenir dès le départ.

Réduire le gaspillage alimentaire signifie agir à la source. C’est bon pour la planète, bon pour le climat — et bon pour notre portefeuille. Plus important encore, c’est quelque chose que nous pouvons tous faire, sans changer radicalement notre mode de vie.

Le gaspillage alimentaire en France : la réalité

Le gaspillage alimentaire reste un problème majeur en France.

Selon l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), environ 10 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année en France.

Cela représente environ 150 kg par personne, dont près de 30 kg de denrées alimentaires encore parfaitement comestibles.

Et bien que les supermarchés et les restaurants soient souvent pointés du doigt, les ménages ne sont pas innocents. Environ un tiers du gaspillage alimentaire en France provient des foyers eux-mêmes.

Ce qui signifie que nos choix quotidiens comptent vraiment.

Pourquoi réduire le gaspillage alimentaire est si important pour la planète

Jeter la nourriture ne signifie pas seulement gaspiller un produit fini. C’est également gaspiller toutes les ressources utilisées pour le produire :

    • l’eau pour l’irrigation

    • l’énergie pour la transformation et le transport

    • les terres agricoles

    • la main-d’œuvre

Selon la FAO, le gaspillage alimentaire est responsable d’environ 8 à 10 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

En d’autres termes : si le gaspillage alimentaire était un pays, il serait l’un des plus grands émetteurs de CO₂ au monde.

Même lorsque les déchets alimentaires sont compostés, la majorité de leur impact environnemental a déjà eu lieu.C’est pourquoi la prévention reste toujours la solution la plus efficace.

Réduire le gaspillage alimentaire permet également de faire des économies

Réduire le gaspillage alimentaire n’est pas synonyme de privation.

Il s’agit plutôt de mieux utiliser ce que nous achetons déjà.

Toujours selon l’ADEME, le gaspillage alimentaire coûte entre 100 et 160 € par personne et par an en France.

Dans la vie quotidienne, moins gaspiller, c’est :

    • acheter moins mais mieux

    • éviter d’oublier des produits au fond des placards

    • cuisiner avec ce que l’on a déjà

Le résultat ? Moins de stress, moins de dépenses inutiles et souvent plus de créativité en cuisine.

Des façons simples et pratiques de réduire le gaspillage alimentaire à la maison

La bonne nouvelle, c’est que la perfection n’est pas nécessaire.

Chaque petit pas fait une différence.

1. Planifiez, mais restez flexible

Une simple liste de courses permet d’éviter les achats impulsifs. Pas besoin d’un menu rigide, juste une idée générale de la semaine à venir.

2. Comprenez les dates indiquées sur les aliments

  • Dates de durabilité minimale (DDM) : elles concernent la qualité des aliments ; ceux-ci peuvent souvent encore être consommés sans risque après cette date.
  • Dates limites de consommation (DLC) : elles concernent la sécurité alimentaire, mais de nombreux experts conseillent de faire preuve de bon sens en examinant et en sentant les aliments avant de prendre une décision.

Beaucoup d’aliments sont jetés simplement parce que les dates sont mal comprises.

3. Apprenez à tirer parti des restes

Les restes ne sont pas un échec, mais une ressource :

  • légumes fanés → soupe ou curry
  • pain rassis → chapelure ou pain perdu
  • riz ou pâtes → wok du lendemain

4. Ajustez les portions

On cuisine souvent « au cas où ».

Servir des portions légèrement plus petites et se resservir si nécessaire réduit naturellement le gaspillage.

5. Organisez votre réfrigérateur

Placez les aliments qui doivent être consommés rapidement à hauteur des yeux pour ne pas les oublier.

Réduire d’abord, composter ensuite : une approche cohérente

Le compostage est indispensable pour les restes alimentaires inévitables.

Mais dans un système véritablement circulaire, la réduction passe toujours en premier.

Moins de gaspillage alimentaire, c’est :

  • moins de pression sur les ressources naturelles
  • moins de déchets à gérer
  • une relation plus authentique avec la nourriture

Et surtout, c’est une transition positive, progressive et collective.

Chaque effort compte — la perfection n’est pas le but

Réduire le gaspillage alimentaire ne signifie pas atteindre le zéro déchet du jour au lendemain. C’est avancer pas à pas, avec bienveillance envers soi-même.

Et une fois que nous avons réduit le gaspillage alimentaire autant que possible… le compostage prend tout son sens.

Checklist pour réduire le gaspillage alimentaire

Petites habitudes, grand impact

Utilisez cette liste de contrôle comme un guide, pas comme un règlement.

 Vous n’avez pas besoin de tout faire d’un coup. Chaque geste compte.

🛒 Avant de faire vos courses

☐ Vérifiez le réfrigérateur, le congélateur et les placards

 ☐ Faites une liste de courses simple

 ☐ Planifiez vos repas de manière souple (prévoyez une marge de manœuvre)

 ☐ Évitez de faire vos courses lorsque vous avez faim

 ☐ Choisissez des produits en vrac lorsque c’est possible (n’achetez que ce dont vous avez besoin)

🧊 À la maison : mieux conserver les aliments

☐ Placez les aliments à consommer « en priorité » à hauteur des yeux dans le réfrigérateur

 ☐ Indiquez la date sur les restes

 ☐ Congelez les surplus avant qu’ils ne se gâtent

 ☐ Conservez correctement les fruits et légumes

 ☐ Maintenez le réfrigérateur à la bonne température (environ 4 °C)

📅 Comprendre les dates de péremption

☐ Vérifiez s’il s’agit d’une date limite de consommation ou d’une date de péremption

 ☐ Faites appel à vos sens : regardez, sentez, goûtez

 ☐ N’oubliez pas : de nombreux aliments sont encore bons après la date limite de consommation

 ☐ Fiez-vous à vous-même, pas seulement à l’étiquette

🍽 Cuisiner et manger

☐ Servez des portions plus petites (vous pouvez toujours vous resservir)

 ☐ Cuisinez la quantité nécessaire lorsque c’est possible

 ☐ Utilisez les restes pour le déjeuner ou un autre repas

 ☐ Transformez les légumes « tristes » en soupe, en sauce ou en curry

 ☐ Transformez le pain rassis en toast, en chapelure ou en pain perdu

❄ Bonnes habitudes pour le congélateur

☐ Congelez les restes que vous ne mangerez pas dans les deux jours

 ☐ Congelez le pain, les herbes aromatiques, les plats cuisinés et les fruits mûrs

 ☐ Indiquez la date sur les aliments congelés

 ☐ Vérifiez le contenu de votre congélateur une fois par mois

♻ Dernière étape : compostez ce qui ne peut être évité

☐ Compostez les déchets alimentaires inévitables

 ☐ Veillez à ce que le compostage reste simple et accessible

 ☐ N’oubliez pas : le compostage, c’est génial — mais réduire ses déchets passe avant tout

26 janvier 2026

Pourquoi réparer vos vêtements est important : un geste simple pour une planète plus saine

Dans un monde où la mode est bon marché et éphémère, réparer une couture déchirée ou remplacer un bouton peut sembler démodé. Mais la réparation des vêtements est l’un des moyens les plus simples et les plus efficaces dont nous disposons tous pour réduire notre empreinte environnementale. Chaque fois que nous réparons au lieu de remplacer, nous contribuons à prolonger la durée de vie des matériaux précieux et nous nous opposons à la surconsommation.

Le coût caché de la mode éphémère

À l’échelle mondiale, l’industrie de la mode est responsable d’environ 10 % des émissions annuelles de carbone, soit plus que les vols internationaux et le transport maritime réunis. Elle consomme également 93 milliards de mètres cubes d’eau chaque année, soit suffisamment pour répondre aux besoins de cinq millions de personnes.

La plupart des vêtements produits aujourd’hui ne sont pas conçus pour durer. La mode éphémère encourage l’achat constant de vêtements bon marché et de mauvaise qualité, dont beaucoup ne sont portés que quelques fois avant d’être jetés. Le résultat ? Environ 92 millions de tonnes de déchets textiles finissent chaque année dans les décharges, les tissus synthétiques mettant des centaines d’années à se décomposer.

Réparer, réutiliser et repenser

Réparer ses vêtements est un acte discret de résistance contre le gaspillage. En réparant une fermeture éclair, en cousant un bouton ou en rapiéçant un trou, nous prolongeons la durée de vie d’un vêtement, parfois de plusieurs années. Cela réduit la demande de nouveaux vêtements, diminue les émissions et économise les ressources qui seraient autrement utilisées pour produire et transporter des vêtements de remplacement.

Même de petits changements peuvent faire une grande différence. Prolonger la durée de vie des vêtements de seulement neuf mois supplémentaires peut réduire leur empreinte carbone, hydrique et déchets de 20 à 30 %. Quel impact puissant pour quelques points de couture !

Investir dans la longévité

Lorsque nous apprécions et prenons soin des vêtements que nous possédons déjà, nous nous éloignons de la mentalité du jetable qui alimente la surproduction. Privilégiez la qualité à la quantité. Apprenez quelques techniques de réparation de base ou rendez-vous dans les cafés de réparation, chez les tailleurs ou lors d’événements communautaires consacrés à la réparation.

Réparer ne permet pas seulement d’éviter que les vêtements ne finissent à la décharge, cela nous reconnecte également aux objets que nous possédons et à l’effort, aux matériaux et aux personnes qui se cachent derrière eux.

Choisissez d’abord l’occasion

Bien sûr, nous avons parfois besoin de quelque chose de nouveau : un manteau d’hiver, du matériel de randonnée ou une tenue pour une occasion spéciale. Dans ce cas, acheter d’occasion est l’option la plus durable. Les friperies, les boutiques vintage et les plateformes de revente en ligne regorgent d’articles de qualité qui attendent une seconde vie. Acheter des vêtements d’occasion permet de les faire circuler, de réduire la demande de nouveaux produits et souvent de faire des économies. Chaque achat d’occasion est une petite victoire pour la planète.

Un avenir meilleur pour la mode

Le changement ne doit pas nécessairement commencer par les grandes marques ou les politiques mondiales. Tout commence par nous : choisir de réparer, réutiliser et porter à nouveau. Ensemble, nous pouvons prolonger la durée de vie des vêtements, réduire les déchets et établir une relation plus durable avec ce que nous portons.

Comment agir localement

Si vous vivez ou séjournez dans le Haut Chablais, consultez les informations relatives au groupe de couture de Montagne Verte. Vous pouvez vous joindre à nous pour aider à réparer des articles destinés à notre boutique d’occasion et/ou réparer vos propres articles à l’aide de nos machines. La boutique d’occasion est également un excellent endroit pour trouver de superbes vêtements et vêtements de sport d’occasion plutôt que d’acheter du neuf !

17 novembre 2025

Pourquoi composter les déchets alimentaires (au lieu de les jeter) ?

Chaque année, des millions de tonnes d’épluchures et restes alimentaires se retrouvent dans les poubelles — et c’est un gros problème. Bien qu’il puisse sembler anodin de jeter les restes à la poubelle, ce qui se passe ensuite a de lourdes conséquences environnementales. Le gaspillage alimentaire dans l’UE représente environ 16 % des émissions de gaz à effet de serre du système alimentaire européen. Le Haut Chablais génère 2275 tonnes de biodéchets par an, soit 3 x la moyenne nationale par habitant.

Le compostage est une alternative simple et efficace.

1. L’enfouissement des déchets alimentaires produit du méthane  

Lorsque les déchets alimentaires se décomposent sous terre, ils se dégradent sans oxygène — produisant du méthane, un gaz à effet de serre plus de 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. L’incinération demande une énorme quantité d’énergie, car les déchets alimentaires contiennent 80 % d’eau. Le compostage, en revanche, permet une décomposition aérobie (avec oxygène), réduisant drastiquement les émissions de méthane. En moyenne, chaque Français produit 81 kg de déchets alimentaires par an, et dans les zones touristiques, c’est souvent davantage.

2. Le compostage restitue les nutriments à la terre  

Les restes alimentaires sont riches en nutriments essentiels pour les plantes. Une fois compostés, ils se transforment en une matière organique fertile qui améliore la santé des sols, augmente leur fertilité et aide à retenir l’humidité. Les jeter à la poubelle revient à gaspiller ces nutriments et à accroître le recours aux engrais chimiques.

3. Cela réduit les coûts de gestion des déchets  

Les collectivités locales dépensent des millions pour le transport et la gestion des déchets. Composter ses déchets alimentaires — à domicile ou via la collecte municipale — diminue le volume de déchets transporté et permet aux communautés de réaliser des économies. Suite à la loi française de janvier 2024 qui impose à tous le tri des déchets alimentaires, ces coûts sont appelés à augmenter.

4. C’est une action simple pour le climat  

Le compostage peut sembler insignifiant, mais c’est l’une des habitudes éco-responsables les plus simples à adopter. Chaque foyer qui composte contribue à réduire les émissions, à enrichir les sols et à fermer la boucle du système alimentaire.

5. Cela construit une économie circulaire  

Au lieu de considérer les déchets alimentaires comme des « ordures », le compostage les transforme en ressource. Ce passage — du modèle linéaire (prendre, utiliser, jeter) au modèle circulaire (réutiliser, régénérer) — est la clé d’un avenir durable.

En résumé   

Les déchets alimentaires n’ont pas leur place en décharge. Le compostage est un geste simple aux bénéfices immenses — pour le climat, les sols et nos communautés.

Que puis-je faire ? 

La première étape est toujours de réduire vos déchets alimentaires. N’achetez que ce dont vous avez besoin et veillez à ne pas laisser vos aliments se périmer. À l’échelle mondiale, environ un tiers des aliments produits pour la consommation humaine sont perdus ou gaspillés. Économisez de l’argent et aidez à sauver la planète en réduisant ce gaspillage !

Si vous gérez une entreprise alimentaire, rejoignez le dispositif BioCyclette de Montagne Verte. Nous collecterons vos déchets alimentaires à vélo électrique, qui seront ensuite acheminés vers un méthaniseur pour être transformés en biogaz.

Si vous êtes un particulier vivant en Haut Chablais, contactez la Communauté de Communes locale pour bénéficier d’un kit compost à prix réduit. Pour 30 €, vous recevrez un composteur en bois robuste, un petit seau à garder dans la cuisine et un bâton pour mélanger.

22 juillet 2025

Guide de Montagne Verte pour des vacances d’été durables : 7 gestes simples à adopter

Voyager de manière durable ? Cela peut sembler paradoxal. L’industrie du tourisme est l’un des principaux responsables des dégâts climatiques, générant environ un dixième des émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, en tant que voyageurs, nous pouvons réduire notre impact environnemental grâce à de petits gestes simples – et continuer à profiter du soleil !

Prendre le train

L’un des moyens les plus efficaces de réduire son empreinte carbone individuelle est de privilégier le train à l’avion. Une étude récente d’Eurostar a révélé que, sur un trajet Londres-Paris, le train permettait de réduire l’empreinte carbone individuelle de 91 % par rapport à l’avion. Voyager en train offre de nombreux avantages : pas de stress à l’aéroport, plus d’espace, des paysages à admirer, et plus de temps pour lire ou répondre à vos mails. Chez Montagne Verte, notre programme AlpinExpress vous propose encore plus d’avantages ! Nous collaborons avec des restaurants, hébergements et activités estivales en Haute-Savoie pour vous offrir des réductions si vous venez en train. Pour en savoir plus, visitez notre site et obtenez dès maintenant votre pass AlpinExpress ! Et pour vous faciliter le voyage, consultez nos guides en ligne simples et pratiques.

Réfléchissez avant de pique-niquer !

Un pique-nique en montagne ou un barbecue sur la plage, c’est un vrai plaisir estival. Mais on est souvent tenté d’acheter des couverts jetables, des bouteilles en plastique ou des contenants à usage unique. Pourtant, il suffit de penser à l’avance pour faire un petit geste simple : emportez avec vous des bouteilles réutilisables, des tupperwares et des couverts – au même titre que vos lunettes de soleil et votre maillot de bain !

Une crème solaire qui protège votre peau et la mer

Il est important de se protéger du soleil, sans nuire à l’environnement. Saviez-vous que la plupart des crèmes solaires contiennent des substances chimiques qui bloquent les UV, mais réduisent la fertilité des poissons et provoquent le blanchissement ou la déformation des coraux ? Heureusement, de nombreuses marques de cosmétiques proposent aujourd’hui des produits solaires éco-responsables. Cette année, remplacez votre ancienne crème solaire par une crème respectueuse de l’environnement.

Manger et acheter local

Un geste simple à faire partout où vous partez en vacances. On est souvent tenté d’aller directement au supermarché pour acheter des plats préparés ou des produits importés. Pourtant, faire un petit détour vers les marchés locaux, les épiceries ou les restaurants artisanaux peut faire toute la différence. À Morzine, le marché a lieu chaque mercredi, à Les Gets le jeudi, et les villages alentour proposent des produits locaux allant du fromage à la bière. Acheter et manger local, c’est plus durable, cela soutient l’économie locale, et cela peut même vous faire économiser de l’argent. C’est gagnant-gagnant !

Résistez à l’appel de la fast fashion !

On a tous déjà craqué pour une tenue estivale à la mode juste avant de partir… pour finalement ne plus jamais la porter. Cette année, avant d’ajouter ce 5ᵉ bikini à votre panier, posez-vous la question : en ai-je vraiment besoin ? La fast fashion – en particulier des marques comme Shein, Zara, Temu ou H&M – est extrêmement polluante. D’ailleurs, en juin 2025, le Sénat français a voté une loi pour réguler l’ultra fast fashion, interdisant même sa publicité. Avant de faire du shopping, jetez un œil à votre garde-robe. Puis, privilégiez des marques durables, ou achetez de seconde main, que ce soit en boutique ou via des applis comme Vinted ou Depop. À Morzine, Montagne Verte a aussi sa propre boutique de seconde main, avec de nouvelles pièces tous les jours. Venez y faire un tour ! On partage régulièrement nos trouvailles sur Instagram – gardez un œil ouvert !

Apprenez à connaître les poubelles !

Votre hôtel ou Airbnb doit disposer de bacs de tri sélectif – c’est obligatoire dans de nombreux pays. Mais si vous voyagez dans une région avec des règles plus souples, cela peut être moins visible. Prenez une minute pour chercher les points de recyclage locaux (Google est votre ami), ou faites une petite balade pour repérer les bennes. Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’on est exempt de notre responsabilité environnementale. Pour tout savoir sur le recyclage dans la région du Haut-Chablais, consultez notre blog recyclage !

Marchez, marchez, marchez…

Celui-ci est évident ! Si c’est possible et sûr, privilégiez la marche au lieu de prendre un taxi. Pour les petits trajets, c’est plus agréable et économique. À Morzine, nous disposons aussi de bus gratuits pour rejoindre les villages et le lac.

En résumé…

De nombreux petits gestes simples peuvent rendre vos vacances plus saines, pour vous et pour la planète. Ils ont un point commun : ils demandent juste un peu plus de planification en amont. Pensez à vos moyens de transport, à ce que vous emportez, à vos vêtements. Une fois sur place, soyez attentifs à votre environnement : Où sont les producteurs locaux ? Où sont les bacs de recyclage ? Y a-t-il des restrictions environnementales (sécheresse, etc.) ? En vous posant ces questions simples, vous pouvez réduire considérablement votre impact sur le climat.

Ecrit par Maddy Gordon-Finlayson

7 mai 2025

Apprendre à consommer moins de mode jetable

La fast fashion est un piège séduisant. Elle nous propose des vêtements bon marché, tendance, livrés à la vitesse de l’éclair, commandables en un clic depuis nos téléphones. Elle alimente notre soif de nouveauté, immédiatement assouvie. Mais – et c’est un gros « mais » – derrière ces prix alléchants se cachent destruction de l’environnement, conditions de travail abusives et une spirale de surconsommation qui remplit nos placards sans jamais vraiment nous combler. J’entends presque Marie Kondo me souffler : « Mais est-ce que cela suscite de la joie ? »

D’après le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, l’industrie de la mode rapide est le deuxième plus grand consommateur d’eau au monde et génère environ 10 % des émissions mondiales de carbone, soit plus que l’ensemble des vols internationaux et du transport maritime réunis.

La fast fashion, c’est un peu le FOMO (Fear Of Missing Out), cette peur de rater quelque chose. Elle nous persuade qu’on a besoin de la dernière tendance, que si on n’achète pas maintenant, on sera à la traîne. Et si on inversait cette logique ? Et si, au lieu du FOMO, on adoptait le JOMO (Joy Of Missing Out) ? La mode éthique nous invite à ralentir, à savourer des choix réfléchis, à préférer la qualité à la quantité, et à composer une garde-robe en accord avec nos valeurs plutôt que les modes éphémères.

Repenser la mode de seconde main

Réduire notre dépendance à la fast fashion, c’est autant une question de mentalité que d’habitudes d’achat. L’un des plus grands freins, c’est la perception des vêtements de seconde main. Les mots comme « friperie » ou « magasin caritatif » évoquent des images contrastées : pour certain·es, ce sont des trésors cachés ; pour d’autres, des portants poussiéreux de vêtements délaissés. Un simple changement de vocabulaire et de regard peut transformer notre approche de la mode d’occasion.

Au lieu de percevoir les vêtements de seconde main comme relevant de la “charité” ou comme “bon marché”, pourquoi ne pas les envisager comme des pièces vintage, uniques et soigneusement sélectionnées ? L’industrie de la mode n’a d’ailleurs pas attendu pour faire du mot « vintage » un gage de style recherché. Des applis comme Vinted ou des plateformes comme Depop ont réinventé la seconde main en une véritable chasse au trésor, où l’on peut dénicher des pièces de qualité à une fraction de leur prix initial.
👉 Voir notre sélection d’applis ici

En parallèle, des organisations comme Emmaüs, présentes dans toute la France, offrent une manière éthique de consommer : vos achats soutiennent des initiatives sociales et environnementales, au lieu de renforcer des chaînes d’approvisionnement abusives. Et pour celles et ceux qui ne peuvent se rendre en boutique, Emmaüs propose désormais une boutique en ligne.
👉 Découvrir Label Emmaüs

Les boutiques vintage comme Montagne Verte à Morzine ne sont pas seulement des endroits où faire de bonnes affaires — ce sont des lieux où l’on peut dénicher des pièces chargées d’histoire, pleines de personnalité, et pensées pour durer.

Retrouver la joie de la slow fashion

Faire ses achats en magasin permet d’essayer les vêtements, de mieux juger s’ils nous vont et d’éviter des retours inutiles. À l’inverse, les commandes en ligne multiplient les livraisons à longue distance et les allers-retours, avec un impact carbone non négligeable. En choisissant d’acheter local et d’occasion, nous réduisons notre empreinte environnementale tout en consommant de manière plus réfléchie.

Essayer un vêtement, c’est souvent ce qui nous aide à savoir s’il mérite vraiment sa place dans notre penderie. L’ajouter à un panier en ligne, c’est parfois juste un réflexe sans grande réflexion.

Sortir de la fast fashion, c’est aussi se donner le droit d’investir dans la qualité. La slow fashion, c’est faire le choix de vêtements durables, bien conçus, intemporels – plutôt que de courir après des micro-tendances qui seront déjà dépassées dans quelques semaines. Acheter d’occasion, c’est participer à l’économie circulaire, réduire la production neuve et sauver des habits de la décharge.

La slow fashion incarne pleinement le JOMO : le plaisir de ne pas courir après la dernière nouveauté, avec la satisfaction supplémentaire de faire des choix bons pour la planète.👉 Lire notre article sur le FOMO vs. JOMO

Comment amorcer ce changement ?

🧠 Changer de mentalité : comme on apprend à revoir notre rapport à l’alimentation ou à l’exercice, on peut réapprendre à consommer la mode. Voyez l’achat de seconde main comme une aventure, un moment de curiosité et de créativité – que ce soit en ligne ou dans des boutiques locales.

🧥 Choisir avec soin au lieu d’accumuler : au lieu d’acheter sur un coup de tête, construisez une garde-robe modulable et adaptée à votre style. Si cela passe par un tri préalable, consultez notre page d’idées vertes pour savoir quoi faire de vos surplus de vêtements.

🎯 Vous ne savez pas par où commencer ? Des services comme Lookiero peuvent vous aider à créer des looks harmonieux selon votre morphologie et vos goûts.

👗 Un évènement en vue ? Pensez à louer plutôt qu’à acheter, via des plateformes comme Une Robe Un Soir.

💚 Soutenez l’éthique et le local : tournez-vous vers les friperies associatives et les projets solidaires près de chez vous.

🧵 Réparer et réinventer : plutôt que de jeter, apprenez les bases de la couture ou donnez une seconde vie à vos vêtements. Consultez les initiatives de réparation de Montagne Verte.

📚 Informez-vous : plus vous comprendrez les conséquences de la fast fashion, plus vous serez outillé·e pour faire des choix éclairés.
👉 Voir notre article dédié à la fast fashion

Chez Montagne Verte, nous encourageons la communauté de Morzine et au-delà à repenser sa consommation vestimentaire. Il y a de la joie à trouver une pièce aimée auparavant, à savoir que notre achat n’a pas coûté à la planète, et à porter un vêtement qui raconte une histoire. La mode devrait être une expression de créativité et d’identité, pas une course effrénée dictée par une industrie insoutenable.

Et vous, êtes-vous prêt·e à changer ? Votre garde-robe – et la planète – vous en remercieront.

🖋️ EJ Casburn – @tinytravelrebel

28 avril 2025

Vous voulez avoir un impact positif en effectuant un petit changement ?

Et cela ne vous coûtera rien !

Montagne Verte arrive sur le moteur de recherche français et solidaire Lilo.org !

Vos recherches sur Internet génèrent de l’argent. Avec le moteur de recherche solidaire Lilo, reprenez la main dessus pour soutenir nos actions. Tout d’abord, assurez-vous d’utiliser le lien ci-dessous pour vous connecter à Lilo via MV.

Je vous soutiens gratuitement avec Lilo

Le principe est simple : sur Lilo.org, chaque recherche génère une goutte d’eau pour soutenir l’association de son choix. En reversant ses gouttes à Montagne Verte, nous contribuons à financer nos actions.

Naviguer solidaire sur Lilo.org est un mode de soutien 100% gratuit et respectueux de votre vie privée sur Internet (Lilo ne collecte pas vos données et ses serveurs sont basés en France). Certains projets soutenus sur Lilo ont déjà recueilli plusieurs dizaines de milliers d’euros ! Alors on compte sur vous pour faire rayonner notre collecte.

Installez Lilo et partagez le lien avec votre famille et vos amis pour qu’ils fassent de même !

17 avril 2025

Pourquoi composter ?

Nos déchets, en particulier les déchets alimentaires, ne sont pas toujours un sujet de conversation des plus passionnants. Beaucoup d’entre nous préfèrent éviter d’y penser et faire comme s’ils n’existaient pas. Pourtant, réduire le gaspillage alimentaire et composter ce qui peut l’être est non seulement bénéfique pour l’environnement, mais c’est aussi un excellent moyen de faire des économies, d’enrichir les sols et de réduire le volume de nos poubelles.

En France, comme ailleurs en Europe, nous gaspillons encore énormément de nourriture. Selon une estimation du gouvernement français, 8,8 millions de tonnes de déchets alimentaires ont été produites en 2021, soit environ 129 kg par personne !*

D’après l’ONU, les pertes et gaspillages alimentaires représentent environ 8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’origine humaine. Réduire ces pertes et bien gérer ce que l’on jette peut donc avoir un impact significatif sur notre empreinte carbone collective.

La première étape est de réduire au maximum le gaspillage alimentaire, ce qui nous permet aussi de faire des économies. Nous jetons une quantité incroyable de nourriture en raison d’achats excessifs et de restes non-consommés. Environ la moitié des 129 kg de déchets par personne proviendrait de restes ou d’aliments périmés sans avoir été consommés. L’association Montagne Verte a d’ailleurs publié un guide pratique pour aider chacun à réduire son gaspillage alimentaire, à découvrir ici.

Mais même en faisant attention, il restera toujours des déchets organiques, comme les épluchures ou les coquilles d’œufs. Alors pourquoi ne pas simplement les jeter avec les ordures ménagères ?

La réponse est simple : les déchets organiques ont un impact important sur les émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique.

Les biodéchets sont composés à 80 % d’eau, ce qui rend leur incinération particulièrement énergivore et inefficace.

Et s’ils sont enfouis, ils produisent du méthane, un gaz dont le pouvoir de réchauffement est 25 fois supérieur à celui du CO₂.

Pourtant, lorsqu’ils sont compostés ou méthanisés, ces déchets peuvent devenir une ressource précieuse.

Depuis le 1er janvier 2024, le tri des déchets organiques est devenu obligatoire pour tous les particuliers et les professionnels en France. Le pays fait figure de pionnier au sein de l’Union européenne en matière de recyclage obligatoire. Cependant, certaines collectivités locales, notamment dans le Haut-Chablais, peinent encore à mettre en place des points de collecte municipaux. En attendant des solutions locales, ceux qui ont un jardin peuvent se lancer dans le compostage à domicile.

Si vous avez de l’espace, le compostage domestique vous permet de renforcer la qualité de vos sols, d’apporter des nutriments essentiels à vos plantations, tout en réduisant l’usage de pesticides ou d’engrais chimiques. Vos déchets verts et alimentaires se transforment en un riche substrat qui améliore la structure du sol, sa capacité à retenir l’eau, son aération et sa biodiversité. Et en période de sécheresses estivales – de plus en plus fréquentes – c’est un réel atout pour préserver l’humidité des sols en ralentissant l’évaporation.

Composter et réduire le gaspillage alimentaire, c’est un geste simple, bon pour la planète et pour votre porte-monnaie.
Et si vous utilisez ce compost pour cultiver vos propres légumes, c’est encore mieux ! 😉

Si vous souhaitez vous lancer, vous trouverez notre éco-guide ici.

Si vous habitez dans la région, sachez que la CCHC propose des composteurs à prix réduit.

Pas de jardin ? Peut-être pouvez-vous vous associer à un ami ou voisin qui en a un pour composter ensemble ?

Et si vous tenez un restaurant, un hôtel ou un chalet avec service traiteur, vous pouvez rejoindre notre programme BioCyclette. Nous récupérons vos déchets de cuisine pour les transformer en biogaz. En prime, vous bénéficierez d’une réduction sur votre Redevance Spéciale (correspondant au coût de collecte et de traitement de vos déchets assimilés aux ordures ménagères).

En savoir plus.


*Sources :

5 mars 2025

Réfléchissez avant d’acheter :  L’impact environnemental de la fast fashion

Montagne Verte a lancé sa friperie en 2021, comme l’une de nos premières actions concrètes mises en place. Nous avons choisi de le faire en raison de l’énorme impact environnemental de l’industrie textile, qui génère plus d’émissions que l’aviation et le transport maritime combinés. Montagne Verte, inspirée par les actions de OneTree à Bozel, avait pour objectif de trouver un moyen de réutiliser localement les vêtements non désirés afin d’éviter qu’ils ne soient mis en décharge ou incinérés.

Quelques années plus tard, nous nous retrouvons inondés de dons, dont beaucoup sont impossibles à vendre en raison de leur qualité. L’industrie de la mode rapide crée d’énormes quantités d’articles de mauvaise qualité et a un impact massif sur le marché de l’occasion. 

Refashion a indiqué qu’en 2022, rien qu’en France, 3,3 milliards de vêtements ont été mis en vente, ce qui représente environ 50 vêtements par an pour chaque membre de la population. L’un d’entre nous a-t-il besoin d’un nouveau vêtement chaque semaine ?
Les enseignes de la « fast fashion » ont changé notre façon de faire les courses, en produisant d’énormes quantités de vêtements bon marché, copiant les derniers looks des défilés et des célébrités, ce qui fait que 85 % de tous les textiles sont jetés dans les décharges chaque année. Une grande partie de la production répond à un style à court terme et est jetée par l’acheteur après avoir été portée quelques fois. Même s’il est donné à un magasin de charité, il n’est souvent ni assez désirable ni assez qualitatif pour avoir du succès sur le marché de l’occasion. Malheureusement, beaucoup de ces articles finissent à la décharge ou à l’incinération après avoir été portés quelques fois seulement. Aujourd’hui, nous ne portons en moyenne que sept fois chaque vêtement acheté.

Le décharge n’est pas le seul problème. La plupart de ces vêtements sont fabriqués à partir de fibres synthétiques, ce qui représente aujourd’hui 1,35 % de la consommation mondiale de pétrole. Ce chiffre dépasse la consommation annuelle de pétrole de l’Espagne. Lorsque nous lavons ces vêtements, ils libèrent des microfibres qui polluent les cours d’eau et les océans. 

Une énorme quantité d’eau est également utilisée pour fabriquer ces vêtements, puisqu’il faut environ 2 000 gallons d’eau pour produire une paire de jeans. Sarah Gray, analyste en chef de l’ONG environnementale mondiale WRAP, a déclaré que l’empreinte hydrique de nos textiles est suffisante pour fournir de l’eau potable à plus de la moitié de la population mondiale. La teinture des textiles est également le deuxième plus grand pollueur d’eau, car ces eaux usées sont souvent déversées dans les ruisseaux et les rivières.

L’impact de cette industrie va au-delà de l’environnement, créant des problèmes sociétaux dans les pays qui produisent ces articles. Les ouvriers de l’habillement sont souvent sous-payés et travaillent dans des conditions de surpopulation dangereuses, ce qui a été mis en évidence dans les médias internationaux après l’effondrement en 2013 d’un bâtiment d’usine à Dhaka, au Bangladesh. Fashion Checker a constaté en 2023 que 93 % des marques interrogées ne versent pas un salaire décent aux travailleurs de l’habillement.

Il est temps d’agir, ces vêtements sont produits parce que nous les achetons, et il est en notre pouvoir de mettre un terme à cette industrie polluante et exploiteuse.

Alors, que pouvons-nous faire, vous et moi ?

  1. Achetez moins – demandez-vous si vous avez vraiment besoin d’un nouveau haut ou d’un nouveau pantalon.
  2. Achetez des articles d’occasion lorsque c’est possible et cédez ceux que vous ne portez plus.
  3. N’achetez que des articles de bonne qualité que vous aimez, surtout si vous achetez du neuf. Vérifiez les matériaux utilisés pour la fabrication du vêtement et utilisez des outils tels que Fashion Transparency Index pour connaître l’évaluation du détaillant. Évitez les marques de fast fashion.
  4. Prenez soin de vos vêtements : lavez-les moins souvent et avec des cycles plus froids, et réparez-les si nécessaire
  5. Si vous avez une occasion spéciale, envisagez de louer ou d’emprunter votre tenue.
  6. Organisez un échange de vêtements avec vos amis.

3 juin 2022

5 petits pas vers une cuisine sans plastique

Nous savons tous maintenant que notre planète est noyée sous le plastique. Et oui, le simple fait de penser à la quantité de plastique qui nous entoure dans notre vie quotidienne suffit à nous rendre « éco-anxieux  » (pour en savoir plus, cliquez ici). Bien que le problème puisse parfois sembler insurmontable, nous avons tous la possibilité de faire de petits changements, faciles à gérer, dans notre vie quotidienne pour aider, même si ce n’est qu’à petite échelle.

Nos cuisines, en particulier, semblent être un terrain fertile pour les articles en plastique. Bien que cela ne soit en grande partie pas la faute de l’individu. Selon la fondation Henrich Boll, les emballages représentent 45% de la consommation de plastique en France. Une loi bienvenue a été introduite au début de l’année : plus de 30 fruits et légumes ne peuvent plus être vendus sous plastique. Il y a des changements simples que nous pouvons faire nous aussi (si ce n’est déjà fait, bien sûr).

Pour citer Nathaniel Branden, connu pour ses travaux sur la psychologie de l’estime de soi: « Le premier pas vers le changement est la prise de conscience. Le deuxième pas est l’acceptation. »

Ainsi, le simple fait de savoir que le changement est nécessaire permet déjà d’amorcer le processus. Voilà, ce n’était pas trop difficile, n’est-ce pas ? Jetons un coup d’œil à quelques autres petits pas que nous pouvons faire pour rendre nos cuisines sans plastique.

Attention les Tupperware : vos jours de rayures, de taches et parfois d’odeurs sont comptés. Une première mesure très simple, et gratuite, consiste à changer la façon dont vous conservez vos restes. Cela ne veut pas dire que vous devez jeter tous les Tupperware parfaitement utilisables. Bien sûr, continuez à les utiliser. L’essentiel est de ne pas acheter de nouveau plastique pour votre cuisine. Ainsi, lorsque vous chercherez des solutions de stockage des aliments, tournez-vous vers les bocaux alimentaires qui, par ailleurs, sont fournis gratuitement avec les aliments que vous achetez à l’intérieur ! Ils sont faciles à nettoyer, il est facile de voir ce qu’ils contiennent et ils ont des couvercles très efficaces qui ne risquent pas de se détacher pendant vos déplacements. Ainsi, votre pot de sauce pour des pâtes peut rapidement devenir votre pot de salade de pâtes à emporter au travail. Bonus : aucune chance que la sauce tomate foncée ne tache le pot en verre. Doublement gagnant !

Le mal qu’est le film alimentaire ! Si seulement Ralph Wiley ne l’avait pas accidentellement créé en 1933 en essayant de créer un spray pour protéger les avions militaires des embruns salés, hein ? Oui, c’est une histoire vraie. En fait, il ne cherchait pas à créer un film terriblement inutile pour protéger la nourriture, alors ne reprochez rien au vieux Wiley ! Mais hélas, depuis, c’est un produit de base de la cuisine. Mais il est temps de changer, et il existe au moins trois options faciles à mettre en œuvre. Bien qu’elle ne soit pas idéale en termes d’utilisation des ressources, notre première option, similaire en termes de forme et d’utilisation, est le papier d’aluminium. Contrairement au film alimentaire, il est largement recyclé et plus facile à réutiliser. Notre deuxième option est la plus ancienne qui existe ! L’histoire de l’épilation des tissus pour diverses utilisations remonte aux Égyptiens. La cire d’abeille a été utilisée pour la première fois pour enduire les tissus et aider à protéger les aliments, ironiquement, à peu près à la même époque que l’invention du film alimentaire ! Près d’un siècle plus tard, les emballages en cire d’abeille ont pris d’assaut Instagram. Vous pouvez les fabriquer vous-même ou acheter l’un des innombrables modèles (et alternatives végétaliennes) disponibles en ligne. Et notre troisième option, ce sont les couvercles réutilisables en silicone extensible. Contrairement au film alimentaire, il ne s’agit pas d’une solution unique, mais ils s’étirent beaucoup et investir dans quelques tailles différentes devrait couvrir tous vos besoins de couverture.

Réveillez-vous et prenez un bon café. Ou le thé, si vous préférez. Il ne fait aucun doute que la façon dont nous consommons le thé et le café, ainsi que leur publicité, a beaucoup évolué ces dernières années. Pour beaucoup, l’époque de la cuillère à café de café instantané dans une tasse est révolue. De nombreux foyers sont désormais équipés de machines à café à capsules (un certain M. Clooney a sans doute beaucoup à se reprocher à cet égard) pour produire toutes sortes d’aliments, des ristrettos aux maigres frappuccinos au caramel. Malheureusement, un grand nombre de ces capsules ne peuvent pas être recyclées. Il en va de même pour les sachets de thé individuels qui (et cela m’étonne) sont encore parfois livrés dans des étuis en plastique emballés individuellement, avant d’être emballés dans une boîte en carton puis, si vous êtes très malchanceux, dans un autre emballage en cellophane ! ***lien pour une lettre de réclamation à une entreprise concernant son emballage*** Bien que le plastique soit visible, certains sachets de thé peuvent également contenir des micro-plastiques invisibles. Une solution de remplacement facile consiste à investir dans une infuseur de thé en acier inoxydable (et donc bon pour la vie). Il suffit de le remplir de feuilles de thé, de le plonger dans votre porcelaine préférée et le tour est joué, une tasse de thé sans plastique ! Il en va de même pour le café. Au lieu de capsules en plastique et d’une machine encombrante qui prend un espace de travail précieux, que diriez-vous d’une simple presse française ou d’un pot Moka italien et d’un café issu du commerce équitable acheté dans votre café local ?

Comment ça fait du bien de se détendre le week-end. Pas de cravates raides qui vous titillent le cou, pas de soutien-gorge pigeonnant qui vous irritent la cage thoracique ? Eh bien, ayez une petite pensée pour les fruits et légumes. Peut-être n’aiment-ils pas non plus se sentir étouffés ? Au lieu d’acheter des fruits et légumes qui sont inutilement emballés dans du plastique (surtout quand la nature a si gentiment fourni des enveloppes naturelles dans de nombreux cas), achetez des produits en vrac et apportez vos propres sacs réutilisables pour les transporter, ou soutenez votre communauté locale en faisant vos courses au marché fermier local et en achetant tout en vrac. D’ailleurs, il en va de même pour le fromage et le pain : le marché hebdomadaire local de Morzine vend du fromage emballé dans du papier et du pain totalement nu ou dans des sacs en papier brun ! Si vous voulez être à la pointe de la mode, vous pouvez même y faire vos courses avec votre propre panier en osier (pourquoi ne pas le tresser vous-même ?!), une expérience d’achat totalement exempte de plastique et extrêmement « Instagramable » ! Pour gagner des points supplémentaires, tenez compte de l’empreinte carbone des produits que vous achetez et essayez d’acheter des produits de saison (les avantages étant qu’ils sont moins chers à cette période de l’année et que vous pouvez manger une grande variété de plats tout au long de l’année). Vous pouvez voir d’autres options d’emballage sur nos pages vertes ici.

À qui revient la tâche de faire la vaisselle ? Quelle question, non ! Fait amusant : saviez-vous que les lave-vaisselle utilisent en fait moins d’eau que la vaisselle à la main ? Que vous fassiez la vaisselle à la main avec du liquide vaisselle ou que vous utilisiez des tablettes pour lave-vaisselle, des changements faciles peuvent être apportés. Comme dans le cas des sachets de thé, les tablettes pour lave-vaisselle sont souvent emballées individuellement dans du plastique à usage unique. Évitez cela en choisissant des marques qui n’utilisent pas de plastique inutile. De même pour le liquide vaisselle, pourquoi ne pas acheter en vrac et le remplir dans un élégant distributeur en verre, réduisant ainsi considérablement le nombre de bouteilles (ou de fusées comme certains publicitaires voudraient que nous les considérions) que vous utilisez ? Consultez nos pages vertes ici pour plus d’informations sur les produits de nettoyage écologiques.

Allez-y doucement avec ces petits pas et qui sait, vous aurez peut-être envie de faire des pas encore plus grands dans un avenir pas trop lointain.

Auteur: Ⓒ Tiny Travel Rebel

30 mai 2022

Faire du vélo pour réduire son empreinte carbone

Le secteur des transports est en France le premier poste d’émissions de gaz à effet de serre avec 31% des émissions. Afin de s’aligner avec des objectifs climatiques tenables, il est impératif de réduire drastiquement nos émissions.

Le GIEC indique « à l’échelle individuelle, remplacer la voiture par la marche et le vélo est la mesure qui a le plus grand potentiel pour réduire notre empreinte carbone. » Le vélo fait en effet « partie intégrante d’un développement résilient face au changement climatique« .

Qui mieux que ces experts pour détailler l’importance du vélo comme atout majeur pour amorcer la transition écologique. Découvrez la présentation non officielle du Vélo dans le 6ème rapport du GIEC partagée par Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du groupe n°1.

Même l’AIE Agence Internationale de l’Énergie conseille de faire de courts trajets à vélo au lieu de conduire, dans son dernier rapport : Comment faire des économies, réduire la dépendance à l’égard de l’énergie russe, soutenir l’Ukraine et aider la planète ?

Vous pouvez utiliser ce comparateur de transport de l’ADEME pour comparer les émissions de gaz à effet de serre, exemple ci-dessous avec un trajet Morzine-Montriond

Comparateur d’émissions de gaz à effet de serre

Le vélo permet de façon évidente de réduire les émissions et de lutter contre le changement climatique. Mais de nombreux co-bénéfices peuvent y être associés : En premier lieu la qualité de l’air et la nuisance sonore.

L’atout santé du vélo n’est également plus à prouver : le vélo est un des meilleurs remèdes contre la sédentarité et permet d’entretenir une activité physique régulière avec des bénéfices pour la santé physique et mentale.

Autre avantage, économique, le vélo est un moyen de transport bon marché et accessible à tous. Les frais d’entretien sont bien inférieurs et face à la hausse des prix des carburants, le vélo devient une alternative incontournable.

Le vélo est également une filière créatrice d’emplois dans les territoires. Selon l’ADEME, l’industrie du vélo pourrait créer au moins 150 000 emplois en 10 ans, soit un chiffre équivalent à celui des emplois de l’industrie automobile en 2020.

Un report modal vers le vélo présente aussi des bénéfices non négligeables dans l’aménagement du territoire en réduisant le nombre de voitures et en limitant l’artificialisation des sols.

Brent Toderian via Bonpote
Vélo et Tourisme

Comme le montre le positionnement touristique sur le vélo de la région Auvergne Rhone-Alpes et le dossier de veille sur la « vélomania » le cyclotourisme ou tourisme à vélo est en pleine expansion. La plateforme France Vélo Tourisme confirme cette croissance avec l’augmentation des offres accueil vélo, des itinéraires cyclables.

Le dossier d’Auvergne Rhône-Alpes tourisme sur le positionnement du vélo le confirme « les vacances à vélo sont plus qu’un simple phénomène post-confinement. Elles s’inscrivent dans un changement plus durable des comportements touristiques. » A l’heure actuelle, en France, le tourisme à vélo génère plus de 5 milliards d’euros par an. Un chiffre qui a progressé de 46% en une décennie.  

Cette vision de tourisme durable, de proximité ou slow tourisme est un vrai atout pour des régions touristiques. Nos territoires ont tout intérêt à suivre cette belle dynamique touristique.

Usage du vélo en forte augmentation

Le vélo en général est un marché en pleine expansion, en France en 2021 on a d’ailleurs acheté plus de vélos que de voitures (observatoire du cycle). L’usage du vélo est en hausse, même en milieu rural avec une fréquentation qui progresse de 15 % par rapport à 2019 selon Vélo & Territoires.

Pour autant en France, selon l’ADEME, la part modale du vélo est très faible (2,7 % de l’ensemble des déplacements) ce qui positionne la France seulement 25e dans l’Union européenne où la part modale moyenne dépasse 7 %.

La moitié des déplacements de moins de 1 km sont effectués en voiture.  Pour les déplacements de plus de 5 km, la voiture occupe déjà plus de 72 % des déplacements. 

Obstacles au développement du vélo

De nombreux freins se posent et limitent l’usage du vélo : l’habitude et la facilité de la voiture, des infrastructures et des aménagements de territoires pensés uniquement pour développer l’usage de la voiture, le manque d’infrastructures cyclables, des habitudes culturelles… nos modes de vie sont aujourd’hui entièrement dédiés à la voiture.

Sans oublier le lobbying de l’industrie automobile qui souhaite préserver le statut quo. Olivier Schneider, président de la FUB explique notamment « le budget communication de l’industrie automobile en France c’est 4.7 milliards d’euro par an alors que la totalité du marché du vélo (de tous les vélos neufs), c’est à peine 3 milliards d’euro. L’industrie automobile dépense plus en publicité que la totalité de la valeur du marché du vélo ».

Tout le monde ne pourra pas faire du vélo, et il ne pourra pas être utilisé pour tous les trajets mais de nombreuses idées reçues peuvent être levées. Stein Van Oosteren, alias « Monsieur Vélo » (auteur de Pourquoi pas le vélo, envie d’une France cyclable) insiste « ce ne sont pas des raisons mais des excuses ».

Tout d’abord, les Français n’y sont pas opposés : Dans une étude de l’ADEME, 83% des français sont favorables à la mise en place de services et aménagements pour favoriser la circulation à vélo. 

Pour les trajets avec des charges, de la distance, du dénivelé… de nombreuses alternatives existent avec des vélos à assistance électrique, vélo cargos et autres triporteurs. De nombreux artisans se déplacent aujourd’hui à vélo, découvrez l’annuaire de l’association Les Boîtes à Vélo qui soutient l’entreprenariat à vélo en France.

Laissons-nous inspirer par nos voisins… Au Pays-Bas, les personnes de plus de 65 ans sont la tranche d’âge qui utilisent le plus le vélo. En Finlande, les écoliers prennent leur vélo même sur la neige en plein hiver par moins 10 degrés… Camille Robson a réussi son pari d’utiliser son vélo dans notre vallée tous les jours pendant une année complète! Alors nous n’avons plus d’excuses!

Selon une étude de la FUB Parlons Vélo, les 2 principaux freins à la pratique du vélo sont le sentiment d’insécurité à vélo et le manque d’aménagements cyclables. Il est donc urgent de développer des vraies politiques de mobilité et d’infrastructures cyclables, comme expliqué dans cet article très complet de Bon Pote sur Construire une France Cyclable, qui rappelle notamment une évolution récente en faveur du vélo. Comme en Ile et Vilaine où des grands projets routiers sont abandonnés afin de pouvoir investir dans un grand plan vélo. Le président du conseil départemental explique: « Notre priorité doit être celle de la lutte contre le réchauffement climatique ».

Dans les territoires ruraux et de montagne

Dans les territoires ruraux où les distances sont importantes, le vélo ne peut être le seul moyen de déplacement. Il n’est pas possible de transposer les mêmes solutions qu’en ville. Cependant de nombreux déplacements restent envisageables et il est important d’amorcer une réflexion et de s’organiser pour permettre de se déplacer davantage à vélo.

Les co-bénéfices comme la qualité de l’air, la réduction de la pollution sonore, ou limiter les embouteillages sont tout aussi importants dans nos vallées, d’autant plus en période de forte influence.

Mais le manque d’aménagement, de réseau cyclable, de structures n’incitent pas à une pratique au quotidien. Aux Pays-Bas toujours, même dans des villages de 1300 habitants, l’usage du vélo est quotidien.

En milieu rural, 40% des déplacements font moins de 5km, et de nombreux trajets courts sont effectués (comme aller chercher du pain). Il ne faut finalement pas raisonner en déplacements qui ne se font pas à vélo mais penser à tous ceux qui peuvent se faire à vélo.

Dans les stations de montagne, la mobilité est de loin le premier poste d’émissions de gaz à effet de serre et revoir ses déplacements au quotidien est un levier majeur pour baisser nos émissions. Et il est important de souligner la pluralité des bénéfices, pour les habitants, pour l’environnement et pour les visiteurs et touristes.

Dans les Alpes Suisses en Valais, vous pouvez réserver une place pour votre vélo dans les transports régionaux avec resabike. Pro Vélo Valais donne quelques clés pour se déplacer à vélo dans une région de montagne.

Au cœur des Alpes, en Oisans, le vélo est devenu un véritable enjeu pour le développement économique du territoire, structuré dans le Cycling Lab Oisans: « La volonté de la Communauté de Communes est de faire du cycle un axe leader du développement du territoire par le maintien d’activités, le renforcement de la notoriété et la diversification des usages du vélo. »

Alors comment agir ? Tous à vélo ?

Grâce à la FUB Fédération des Usagers de la Bicyclette et avec l’association Mobilité Douce Chablais, Montagne Verte a organisé une soirée ciné-débat autour du documentaire Together We Cycle. Ce film qui explique comment les citoyens néerlandais se sont mobilisés et se sont emparés de ce sujet et ont réussi à développer en quelques décennies une véritable culture du vélo. Engagement citoyen inspirant pour faire aussi de nos territoires de vraies ‘terres de vélo’.

Salariés, commencez le « vélotaf » et essayez de convaincre votre employeur de s’engager dans une démarche pro-vélo. Vous pouvez également bénéficier d’un forfait mobilité durable et vous renseignez sur les aides à l’achat d’un vélo (vélo cargo, prime à la conversion..)

Entreprises, vous pouvez vous inscrire au programme Objectif Employeur Pro-Vélo qui peut vous accompagner dans le développement de l’usage du vélo dans le cadre des déplacements domicile-travail et professionnels.

Pour les communes ou communautés de communes, un schéma directeur cyclable peut être à l’origine d’une réflexion globale sur les déplacements, et peut être inscrits dans des documents réglementaires type PLU. Un budget doit ensuite être mobilisé pour mettre en œuvre ce schéma. Des campagnes qui motivent le changement, des encouragements pour du vélo quotidien doivent être associées. Sans oublier que des aménagements temporaires sont souvent possibles : balise d’alignement, séparateur modulaire…

Et de nombreux partenaires peuvent être mobilisés :

  • ADEME (appels à projets nationaux)
  • ADMA Académie des Mobilités Actives qui ‘vise à doter la France d’une réelle expertise en matière d’intégration des sujets vélos et piétons dans l’ensemble des politiques publiques et privées.’
  • ALVEOLE PLUS: programme de financement de stationnement vélo sécurisé
  • Cabinet conseil expert en mobilité comme BL Evolution
  • CEREMA (aide à la mise en œuvre de politiques et services de mobilités efficaces)
  • Département et région (financements de compteurs, évaluation d’ensemble)
  • État (Fonds mobilités actives et DSIL) et Europe (Interreg, FEDER…)
  • FRANCE MOBILITES : plateforme du ministère de la transition écologique pour améliorer les transports du quotidien dans tous les territoires
  • FUB Fédération des Usagers de la Bicyclette pour promouvoir le vélo au quotidien
  • GENERATION VELO : soutien le déploiement du Savoir Rouler à Vélo auprès des collectivités
  • VELO & TERRITOIRES: Réseau National pour développer l’usage du vélo dans tous les territoires, notamment des financements pour des politiques cyclables

Mais surtout, le changement climatique et la crise environnementale n’attendent pas, nous devons agir dès maintenant. Chaque action compte. Alors roulons et comme le démontre le schéma ci-dessous, plus y’a de vélo, plus y’a de vélo !

source bonpote